Biographie

MAUVAIS SANG est un groupe de rock français dont les membres, particulièrement précoces dans leur rapport à l’art et à la création (ils ont entre 22 et 24 ans), vivent et travaillent entre Londres, Paris et Genève.

Mais c’est au coeur des Alpes que se trouvent leurs racines familiales, et la source de leur palette sonore unique, à la fois minérale, tranchante comme la roche, et profondément poétique. À Chamonix, leur lieu de travail, avec vue de rêve sur le toit de l'Europe, se trouve la maison historique où naquit Cachat « le Géant », célèbre guide de montagne ayant réalisé la seconde ascension du Mont-Blanc en 1787… C’est là, un peu à l’écart du monde, que sont nées les chansons d’un premier album qui fera date.

Musique de roche et de bois, de crevasses et de séracs. Collision saisissante entre la chanson de Ferré et les guitares folles de Jonny Greenwood (Radiohead). Rencontre inattendue entre le rock noise et la musique classique contemporaine. Entre le son saturé des guitares et de la basse (jouée par Valérian Burki) qui osent tout, et la majesté de la harpe (jouée par Marion Pozderec). 

Mathis Saunier (guitariste) écrit les musiques et Léo Simond, le chanteur, apporte ses textes à la maturité audacieuse. Ces deux-là avancent en cordée depuis presque dix années : ils ont commencé à travailler leurs premières chansons lorsqu’ils n’avaient que 13 ans. Le batteur Antoine Vercellotti est quant à lui très impliqué dans la dimension visuelle et graphique : il a dessiné le logo et signé la réalisation d’un clip hypnotique pour le single noctambule « Décor ».

Sous inspiration directe du film éponyme de Leos Carax sorti en 1986, Mauvais Sang fabrique des liens jouissifs entre les arts. Le film était un hommage au concept de mélange créatif, au fil reliant parfois la chanson française, la musique classique et le rock anglais. On pense ainsi au pont construit entre Serge Reggiani et David Bowie à travers l’une des danses les plus cultes de l’histoire du cinéma français : celle de Denis Lavant, s’abandonnant dans les rues parisiennes à une course effrénée. Une danse chaotique et sublime. 

Mauvais Sang ne laissant rien au hasard – le même perfectionnisme esthète que celui de Leos Carax, précisément –, on entendra la voix de Denis Lavant se glisser dans les méandres de l’album… Comme un clin d’oeil, une marque de reconnaissance.